Retour provisoire en France

Publié le par Claude

Nous vous avions laissé aux grenadines, et depuis nous avons continué vers  Grenade courant avril.
Là, polémique au sujet de la sécurité au Vénézuéla, certains plaisanciers rencontrés nous déconseillent d'y aller, d'autres abandonnent le projet.
D'autres enfin nous y encourageant, nous décidons de continuer.
Après une "traversée" tranquille et sans beaucoup de vent depuis Grenade ( environ 90 miles), nous atteignons les Testigos en voyageant de conserve avec Marmouz, l' Idylle1350 de Jean Paul et Marie avec qui nous continuerons jusqu'à Puerto la Cruz.
Rencontre avec des pêcheurs trés pauvres mais trés accueillants, sur ces iles.
Puis nous continuons vers Margarita ou nous mouillons à Porlamar, la ville la plus importante de l'ile. L'anse est peu abritée de la houle qui entre par le sud ( les monocoques mouillent sur deux ancres afin de rester dans le sens des vagues).
C'est un port d'entrée, mais nous ne ferons les formalités qu'à Puerto la Cruz.
L'ile est constituée en fait de deux iles hautes (environ 800m) reliées par une mangrove et une langue de sable.
En taxi, nous allons jusqu'à Chacachacare pour voir et prendre contact avec le chantier ou nous pensons laisser le bateau à la fin de la saison.
Paysages trés arides qui nous changent de ceux des Antilles, terre rouge, on se croierait au Mexique. Dans le chantier, beaucoup de lanchas en cours de carénage
Un départ trés tôt le lendemain matin (5h) nous aménera dans l'aprés-midi à Mochima , avec là encore peu de vent.
C'est notre premier contact avec le continent sud américain !

Mochima est une petite bourgade avec de nombreuses "posadas" , car faisant partie d'un parc national. Elle est située au fond d'une anse trés profonde et découpée, entourée de collines hautes, séches et rouges.

Dans le village comme dans beaucoup d'autres, des charpentiers de marine fabriquent des lanchas en bois.
Notre prochaine étape est Puerto la cruz, ou nous arrivons le lendemain.
Port principal du Vénézuéla, c'est aussi là que l'on trouve les marinas les plus importantes, remplies de bateaux à moteur et quelques voiliers, pour la plupart étrangers.
Nous mouillons au "quai des français", prés des iguanes et des cocotiers.
Aprés l'apéro d'accueil et les multiples discussions sur les problèmes récurents (sécurité, conditions de navigation,...), nous passerons quelques jours pour les différentes formalités : réservation de l'avion du retour, change, douane, immigration,...et avitaillement.
Le marché regorge de fruits, légumes, viande (filet de boeuf à 5 € le kilo), poissons de toutes sortes. On fait le plein pour aller à Tortuga.

Une belle journée de mer de 60 miles pour rejoindre Tortuga, au début au moteur car pas de vent le matin, puis navigation agréable au large dans le vent forcissant; rencontre avec des dauphins et même d'une tortue luth
que nous "enjamberons" entre les deux flotteurs !!

Arrivée enchanteresse sur Tortuga, qu'il faut bien contourner, les hauts fonds allant trés loin au large, et mouillage dans une grande baie presque déserte sur une eau cristalline dans 2 m d'eau, devant une plage de sable blanc de plusieurs kilométres.
Là encore, des pêcheurs vivent dans des cabanes, sans le moindre confort, mais sont trés accueillants

Un petit aérodrome en sable damé et une posada permet aux vénézuéliens (riches) d'y venir du continent.
Nous passons là quelques jours en compagnie d'autres français avec qui nous sympathisons et profitons des autres mouillages de l'ile, alternant les baignades, la plongée et même les parties de scrabble !

Des petits problèmes sur l'un des moteurs nous obligent alors un retour vers Puerto la cruz; Los Roques seront pour une autre fois.

Aprés une réparation avec l'aide d'autres plaisanciers et finalement du représentant local de Volvo, nous sommes prêt à repartir!

Il nous reste une quinzaine de jours pour découvrir une partie du golfe de Cariaco.

Pour cela nous suivons la côte, allant d'ile en ile qui parsèment le golfe de Puerto la cruz. La côte est trés aride et relativement déserte.
 Nous repassons par Mochima avant d'aller à Laguna grande, immense "fjord" entouré de petites montagnes rouges et complétement désertes, trés découpé avec une multitude de mouillages solitaires. On se croierait sur un lac de montagne !

Escale à Cumana et à l'ile de Coche, avant le retour vers Chacachacare sous SPI que nous pouvons utiliser grace à la "chausette que nous avons acheté (d'occasion).
Là, nous sortons le bateau, qui doit nous attendre "au sec" jusqu'à notre retour le 15 janvier 2009.
Nous en profitons pour faire une excursion dans la Laguna de la Restinga, en "lancha" (barque à moteur) à travers la mangrove riche en faune (flamands roses, pelicans, hérons...)

Nous sommes revenus les yeux pleins d'images et prets à y retourner !
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Publié dans Voyage

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